fruits et légumes emballés dans du plastique

Environnement : de la nécessité de réduire le plastique

Depuis le début de l’année 2022, les emballages des fruits et des légumes frais ne sont plus en plastique. Une trentaine de produits de moins de 1,5 kg sont ainsi concernés, à l’exemple des kiwis ou des radis. On vous explique pourquoi remplacer le plastique est devenu une nécessité.

Pourquoi réduire l’utilisation du plastique

Le plastique est aujourd’hui synonyme de déchets, donc de pollution. 91 % de celui-ci ne serait pas recyclé. Certains plastiques sont enterrés, tandis que d’autres sont brûlés. Or, cela dégage une grande quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il faut aussi savoir qu’ils mettront entre 100 et 1 000 ans à disparaître totalement de la surface de la Terre. En attendant, le plastique pollue les eaux et les terres. Un réel problème pour l’environnement et la biodiversité. Cependant, les citoyens étant de plus en plus impliqués dans la transition écologique, les emballages tendent à évoluer. Les entreprises travaillent désormais sur des packagings compostables, afin de réduire leur empreinte écologique et leur impact sur la planète. Un changement important et nécessaire, notamment lorsqu’on sait que le plastique est nocif pour la santé.

Une matière nocive pour la santé et les êtres vivants

Plusieurs études ont été menées et confirment le caractère malsain du plastique pour la santé. Il se compose de matières toxiques, qui se déportaient sur les aliments. C’est notamment le cas du bisphénol A. Concrètement, le plastique favorise la production de perturbateurs endocriniens, notamment lorsqu’il est chauffé. Or, il s’agit de produits chimiques ayant un impact négatif sur les hormones. Les troubles du sommeil ou de la fertilité peuvent être, en partie, dû à cela. Alors avant d’acheter un produit ou aliment, mieux vaut donc vérifier la catégorie du plastique dans lequel il est emballé. Ce dernier peut être identifié en fonction d’un marquage à sept codes.

Plus généralement, le plastique est nocif pour tous les êtres vivants. La pollution des fonds marins et les images de tortues ou dauphins pris dans des sacs en plastique ne sont pas rares. S’il n’est pas jeté correctement, ce matériau peut être ingéré par les animaux. Ainsi, plus de 90 % de la faune marine aurait déjà mangé du plastique, à l’origine du décès de plus d’un million de décès chez elle. C’est pourquoi la transition écologique vise à réduire de manière considérable l’utilisation de ce matériau.

Présentation de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

Afin d’accélérer le changement des modèles de production et de consommation, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire a été promulguée. Elle prévoit notamment la fin de la mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique pour 2040. Les autres objectifs principaux sont les suivants :

  • Mieux informer les consommateurs.
  • Produire mieux.
  • Agir contre l’obsolescence programmée.
  • Agir pour le réemploi solidaire et contre le gaspillage.

Les différents objectifs se répartissent selon quatre périodes, de façon à repenser progressivement et efficacement l’utilisation des matières plastiques. Et si ces mesures impliquent un changement dans les modes de consommation, il s’agit aussi d’un tournant pour les entreprises. Ainsi, d’ici à 2025, l’objectif des 3R devra donc être atteint.

Qu’est-ce que le décret 3R ?

Le décret 3R, “réduire, réutiliser, recycler” met en avant trois enjeux majeurs pour la fin 2025. Le premier est de réduire de 20 % les emballages plastiques à usage unique. La moitié devra être obtenue par le recours à la réutilisation et le réemploi. Second objectif, se passer totalement des emballages en plastique dont l’usage est considéré comme inutile. Cela comprend, par exemple, les blisters situés autour des ampoules ou des piles. Enfin, il s’agirait aussi de recycler à 100 % le plastique à usage unique mit sur le marché. Pour cela, il faudra que les emballages soient recyclables et n’interfèrent pas avec les chaînes de tri. Pour ce qui est des prochaines échéances relatives à la loi anti-gaspillage, on retrouve notamment :

  • 2027 avec 10 % des emballages, tous matériaux confondus, réemployés.
  • 2029. 90 % des bouteilles en plastique seront alors collectées pour ensuite être recyclées.
  • 2040 signera la fin de la mise sur le marché des emballages en plastique à usage unique.

D’ici-là, voici quelques solutions alternatives pour remplacer le plastique.

Quelles alternatives au plastique ?

Réduire l’utilisation du plastique est d’ores et déjà possible. Il est, par exemple, possible de favoriser le vrac. Ainsi, les emballages n’en sont que réduits. Depuis 2021, les consommateurs ont la possibilité d’apporter leurs contenants dans les commerces de vente au détail. La seule condition reste qu’il soit adapté au produit acheté et propre. C’est à l’acheteur qu’incombe l’hygiène de son sac qui peut être refusé par un établissement s’il est jugé trop sale. Du côté des vendeurs de boissons à emporter, une tarification plus avantageuse doit être proposée lorsque le jus de fruit, par exemple, est vendu dans une éco-cup ou tout autre contenant réutilisable.

Les matériaux à valoriser

Se détacher du plastique devient donc de plus en plus nécessaire. Certains matériaux semblent avoir un bel avenir, à l’exemple de l’inox ou du papier recyclé. L’avantage reste qu’ils sont réutilisables et qu’ils ne pèsent pas plus lourd que du plastique. Alors même s’il peut paraitre compliqué de tout remplacer chez soi, rien ne vous empêche d’y aller petit à petit. Commencez par remplacer les boîtes de pâtes par des bocaux en verre. Ils s’avèrent plus esthétiques et pourront être disposés de manière à être visibles. Étape suivante, remplacer les brosses à dents traditionnelles par des modèles en bambou. Qu’on se le dise, chaque geste compte et contribue à préserver un peu plus la planète. Pour aller faire vos courses, n’hésitez pas non plus à vous munir de sacs en tissu ou de filets, qui vous permettront de disposer vos fruits et vos légumes sans pour autant les abimer. Et il est enfin possible de créer certains produits, à l’exemple du shampoing ou de la lessive. De cette façon, vous n’aurez plus à en acheter qui soit dans des contenants en plastique.

Pour conclure

Alors que le plastique est peu à peu interdit en France, il est important de sensibiliser et d’informer au mieux la population en parallèle. Le tri, par exemple, doit être rendu plus efficace. Pour cela, la loi anti-gaspillage prévoit des mesures relatives au tri sélectif. Ainsi, un logo unique sera mis sur les produits et signifiera qu’ils peuvent être triés et non jetés dans le bac à ordures. Les fabricants devront, quant à eux, informer le consommateur sur l’éventuelle présence de perturbateurs endocriniens dans un article. Tout le monde est donc concerné par le plastique, que l’on soit particulier ou professionnel et chacun peut donc contribuer à réduire son impact et son empreinte écologique.