La nouvelle crypto-monnaie Klapcoin vise à aider le cinéma français à trouver des financements

On peut se servir des crypto monnaies pour réaliser un certain nombre d’opérations : achats, ventes et même, les changes de devises. La crypto monnaie peut aussi être utilisée pour financer l’industrie du cinéma. C’est le projet ambitieux annoncé par un grand nom du 7ième art français : Claude Lelouch. Le célèbre réalisateur a décidé de parrainer ce projet porté par sa fille, à travers sa société de production. Consultez cet article pour en savoir plus. 

L’impact de la cryptographie dans l’induction cinématographique française

C’est une avancée majeure pour le cinéma français, mais aussi pour les crypto monnaies. Ces devises numériques ont un allié de poids en France : Claude Lelouch. Le réalisateur a en effet décidé de soutenir l’initiative de sa fille. À travers sa nouvelle société de production dénommée La Diversité du cinéma français (La DCF), Sarah Lelouch veut mettre sur pied une nouvelle crypto monnaie, qui aidera à financer l’industrie du film.

Le financement par une monnaie numérique devrait contrer la réduction des fonds publics octroyés par les chaînes de télévision ou le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Ce type de trading sur cryptomonnaie n’est pas le premier projet de ce genre en France. En 2019, un autre réalisateur, Luc Jacquet, voulait lever 50 millions d’euros en crypto monnaies. Malheureusement, son initiative n’a pas abouti. Cette fois-ci, tous les indicateurs sont au vert pour que le projet porté par Sarah Lelouch se concrétise.

L’impact du projet Klapcoin

Outre son père, Sarah Lelouch est soutenue dans sa démarche par plusieurs grands noms du cinéma français. En effet, Sabine Tellier, Joël Girod et Fabien Berger codirigent ce projet. Leur objectif est simple : donner la possibilité à ceux qui le désirent, d’investir dans l’industrie du film grâce au Klapcoin.

D’après Sarah Lelouch, 15 à 20 films/séries pourront être financés grâce au Klapcoin. Pour être parmi les bénéficiaires, il faudra déposer une œuvre cinématographie dans une banque de projets ; celle-ci sera examinée par un comité d’experts, composé de producteurs, réalisateurs et comédiens. Ils mettront prioritairement l’accent sur les nouveaux talents, mais également sur la diversité et des formats tels que les films d’action, les thrillers et la comédie. Ce projet est donc une excellente nouvelle pour les nouveaux talents qui ne bénéficient pas toujours de soutien de poids, pour se faire connaître.

Le fonctionnement du Klapcoin?

Le Klapcoin a été lancé via une ICO (Initial Coin Offering). La DCF travaille en collaboration avec la société Exaion. Pour rappel, il s’agit de la filiale d’EDF, spécialisée dans la blockchain et le cloud. Elle utilise Tezos (XTZ) pour distribuer les rushs. L’objectif financier initial est de réussir à rassembler entre 2 et 8 millions d’euros.

Le prix de ce token devrait être aux alentours de 0,1 euro. Toutefois, sa valeur est supposée être indexée sur les profits générés par la société. En outre, les propriétaires (baptisés Lux) de tokens de gouvernance du Klapcoin, offriront aux participants des récompenses à l’instar des billets d’accès au cinéma à des prix réduits, la possibilité de voter sur les projets sélectionnés, ou encore des rencontres avant les équipes durant des avant-premières.

Klapcoin va s’appuyer sur la blockchain pour l’enregistrement des différentes transactions. L’avantage avec ce mode de financement vient du fait que contrairement aux moyens traditionnels, les investisseurs pourront s’attendre à une augmentation de la valeur de leur devise, ce qui produira des revenus non-négligeables.

C’est une excellente nouvelle pour le cinéma français, qui a été durement impacté par la pandémie de coronavirus. La fermeture des salles de cinéma a causé un énorme préjudice à cette industrie. L’association nationale du cinéma français a estimé ces pertes cumulées en 2020 à près de 400 000 millions d’euros. Avec ce projet, la France, par ailleurs second pays exportateur de films au monde, va rejoindre les États-Unis dans l’utilisation des crypto monnaies pour impacter le financement de son industrie cinématographique.