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Comment est récolté le thé noir pour maximiser ses bienfaits ?

Comment les drones sont-ils récemment devenus des bêtes de somme aériennes pour la culture du thé, rendant redondante l’utilisation de vrais animaux, comme les chevaux?

On ne mesure pas assez l’importance qu’a eu le cheval dans l’histoire du thé en Chine. Il a non seulement servi d’échange commercial avec le Tibet mais il a également aidé à la récolte du thé, plante que l’on consomme aujourd’hui dans le monde entier. L’heure d’une retraite bien méritée va bientôt sonner pour ce noble animal avec l’implantation de drones agricoles.

La Chine et le thé, une longue histoire

L’histoire du thé et de la Chine dure depuis quelques millénaires. Au départ c’est une plante sauvage que les locaux découvrent et dont ils commencent à récupérer les feuilles, dès l’ère préhistorique. Elles servent aux préparations culinaires et comme médecine et ne seront cultivées dans des champs qu’à partir du moyen-âge. 

Aujourd’hui, thé noir, thé vert ou thé blanc, c’est la boisson la plus répandue dans le monde après l’eau. En Chine, c’est une véritable institution, un orgueil national et le cheval a participé au développement et à la renommée de ce théier sauvage qui a dépassé les frontières.

La place du cheval dans la culture du thé

Contrairement à d’autres cultures qui ne nécessitent pas un environnement particulier, la culture du thé se fait sur des sols escarpés, à haute altitude, soumis à des conditions météorologiques spéciales. Le choix de ces petits terrains difficilement accessibles, au vu de la géographie environnante, c’est que la qualité du thé est à son maximum dans ces conditions. Ce qui rend impossible d’y monter un tracteur ou tout autre machine agricole, même petite.

La particularité de la culture du thé s’exprime aussi dans la récolte de ses feuilles qu’il faut transporter le plus rapidement possible vers les centres où elles vont être traitées. Selon que l’on produise un thé noir, vert ou blanc, le temps de transport peut altérer grandement la qualité du produit final. 

Jusqu’à présent, on utilisait le cheval comme bête de somme pour transporter les feuilles récoltées. Sa dextérité l’amène à emprunter des chemins abrupts avec beaucoup de facilité et le poids des feuilles lors des récoltes étant relativement léger, il peut les transporter beaucoup plus rapidement que si c’était fait à dos d’hommes ou de femmes.

L’arrivée du drone dans la récolte

C’est évidemment la Chine qui a testé, pour la première fois, l’utilisation de drones dans la récolte des feuilles de thé. L’essai a eu lieu en mars 2018, dans la province de Zhejiang et plus particulièrement, sur une montagne, près du village de Long Jing. Ici, on y récolte les feuilles qui servent à fabriquer un thé particulier, unique, au nom évocateur : « le thé du puits du dragon ».

Pour cette récolte spéciale, qui nécessite de transporter le plus rapidement possible les feuilles vers leur centre de traitement, le cheval et l’humain mettaient plus de 35 minutes à arriver à destination. L’introduction des drones a permis de réduire ce temps de transport de manière impressionnante. Désormais, il suffit de 3 minutes pour que les feuilles arrivent à destination.

Avec ces nouveaux transporteurs aériens, légers, rapides et économiques, la place des animaux comme bêtes de somme tend à disparaitre. Aujourd’hui, les drones sèment, surveillent, répandent, transportent mais ils ne boivent toujours pas de thé !